PIERRE POMIERS ET SA START-UP NOTOX

Notre planète bleue a rencontré Pierre Pomiers, un ingénieur en robotique d’origine bordelaise qui s’est lancé le défit de concevoir des planches de surf à faible impact environnemental avec sa marque Notox.

Ce qui motive Pierre et son équipe, c’est de produire des planches écologiques en s’alignant sur les valeurs véhiculées par les sports de glisse : respect de l’environnement, proximité avec la nature…

C’est en 2005 que l’histoire débute ! Pierre et son collègue de l’époque, Benoît, visitent l’atelier de Laurent, un shaper professionnel à Anglet. Benoît y shapait aussi des planches pour son loisir.

Pierre fut « sidéré par les conditions de travail déplorables et l’utilisation de matières dangereuses sans précautions environnementales » , raconte-t-il. Ceci « était d’autant plus choquant que l’atelier produisait en sous-traitance des planches pour des grandes marques de l’industrie du surf. Il y avait un paradoxe dans le message véhiculé par celles-ci ». En effet, pour Pierre, le sport fait référence à la nature, au respect et à la santé. Là, c’était tout l’inverse ! Un vrai paradoxe.

Ce fut l’élément déclencheur du projet : au cours des deux années suivantes, le trio s’adonna à des recherches et des tests portant en premier lieu sur le processus de conception d’un surf écologique. Tout cela en parallèle de leur job d’ingénieur !

En 2009, c’est le lancement : ils plaquent leur statut de salariés pour se lancer dans la création de la société Notox. Pas si facile de faire ce choix !

Ils s’appuyèrent sur la médecine du travail pour mesurer l’impact sur la santé du shaper ; le syndicat mixte de gestion des déchets d’Anglet, Bilta Urdi, quant à lui, les conseilla dans l’identification des déchets et leur recyclage, etc. Ces organismes d’un coté apportèrent leur expertise à Notox, et de l’autre l’utilisèrent comme projet pilote.

notreplanetebleue.com-ateliernotox

En 2013, l’atelier de shape fut enfin prêt au lancement de la production après un investissement de 350 000 euros (quand un atelier standard coûte 15 000 euros). « C’est le prix de la santé », ajoute Pierre !

Depuis, ils ont opté pour des matières premières naturelles réduisant ainsi la quantité de déchets toxiques par planche à 1kg au lieu de 6kg en moyenne.

Matières hautement polluantes et difficilement recyclables utilisées par l’industrie classique Nouvelles matières utilisées par Notox depuis 2013
Fibre de verre Fibre de lin
Polyuréthane Polystyrène recyclé à 100% (ils récupèrent les chutes des usines de recyclage)
Résines Résines bio-sourcées à 50%

Ils ont ainsi gagné sur deux tableaux : l’économique (réduction du coût du recyclage des déchets toxiques) et l’environnemental !

Mais l’équipe ne s’est pas arrêtée pas en si bon chemin. Elle a lancé en ce début d’année Korko, une planche de surf en liège 100% made in France, toujours plus naturelle, ultra résistante aux chocs, pouvant se réparer soi-même et ne nécessitant pas de wax. De sacrés atouts qui se déclinent en une gamme de short boards, long boards, planches évolutives et SUP. Vous pouvez la commander sur http://www.notox.fr. Pierre et son équipe organiseront également des sessions de test sur les plages de la Côte Basque cet été (agenda à venir sur Facebook Notre Planète Bleue).

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